Le réchauffement des océans profite aux méduses

01 janvier 2010 à 13h30

Le réchauffement des océans profite aux méduses


Associated Press
KOKONOGI, Japon

Les pêcheurs de la baie de Wakasa, dans l’ouest du Japon, pestent en rejetant les envahisseurs marins qui menacent leur gagne-pain. La méduse de Nomura, la plus grosse du monde, peut mesurer jusqu’à deux mètres de diamètre sans les tentacules, peser jusqu’à 200kg et anéantir une journée de pêche en empoisonnant ou tuant les poissons pris avec elle dans les filets.

«Certains pêcheurs ont tout simplement arrêté de pêcher. Quand vous remontez les filets et que vous voyez les méduses, ça vous déprime», explique Taiichiro Hamano, 67 ans. À l’en croire, cette année est l’une des pires qu’il ait connues.

Autrefois considérées comme un phénomène rare revenant tous les quarante ans environ, les invasions de méduses se reproduisent presque chaque année sur des milliers de kilomètres de côtes japonaises et bien au-delà.

Les scientifiques y voient la conséquence du changement climatique et du réchauffement des océans, grâce auquel les près de 2.000 espèces de méduses ont étendu leur territoire, apparaissant plus tôt dans la saison et beaucoup plus nombreuses.

Elles sont accusées de faire des ravages dans l’industrie de la pêche dans la mer du Nord et celle de Béring, qui sépare l’Asie de l’Amérique, de provoquer la fermeture d’usines marémotrices et de désalinisation au Japon, au Moyen-Orient et en Afrique, et de terroriser les baigneurs sur les plages.

L’invasion coûte jusqu’à 228 millions d’euros par an à l’industrie halieutique japonaise et des dizaines de milliers de pêcheurs demandent une aide publique.

Des mesures de long terme seront nécessaires pour lutter contre l’invasion, estiment les experts: quotas de pêche, contrôle de la pollution ou limitation des émissions de gaz à effet de serre contribuant au réchauffement climatique.

En attendant, les gouvernements n’ont guère d’autre choix que de mettre en garde les baigneurs et d’aider les pêcheurs. Au Japon, l’État participe ainsi à l’achat de filets spéciaux qui séparent les méduses des poissons.

Édité par : Jean-Philippe Peretti, Ultimatum Media, Québec

Publicités
Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s