Les conditions au sommet de l’Everest

Les conditions au sommet de l’Everest

Plus on monte en altitude, plus la température sur l’Everest est extrême. Malgré l’utilisation d’équipements modernes, l’homme doit puiser au plus profond de ses ressources physiques et mentales. La température au sommet de l’Everest descend parfois sous les  moins 50 degrés Celsius. Le vent représente cependant le plus grand danger. À 110 kilomètres/heure et plus, le vent augmente l’impression de froid et réduit la visibilité en soulevant la neige, rendant l’escalade très périlleuse.

Pour franchir avec succès la dernière étape de l’escalade de l’Everest, Mario Dutil souligne que les grimpeurs doivent pouvoir compter sur au moins 4 à 5 jours de temps clair avant d’atteindre le sommet.

Une des questions les plus fréquemment posées lors des conférences de Mario Dutil touche le niveau d’oxygène en montagne. Le public est toujours surpris d’apprendre que, contrairement à ce que l’on croit généralement, le pourcentage d’oxygène dans l’air est à peu près équivalent à celui du niveau de la mer, soit 23%.

Alors, pourquoi, lui demande-t-on, les grimpeurs peinent-ils à respirer, s’épuisent-ils aussi rapidement et ont-ils besoin de masque à oxygène? Mario Dutil explique que plus on s’éloigne du niveau de la mer, plus la pression atmosphérique diminue, moins il y a d’air à respirer et, donc, moins d’oxygène. En plus du manque d’air, il faut composer avec une diminution des quantités d’azote, d’argon et d’autres gaz que l’on retrouve dans l’air.

Bien que les proportions de gaz dans l’air changent peu, une bouffée d’air enverra moins d’oxygène dans le système sanguin. C’est ce qui explique que le grimpeur soit à bout de souffle.

Au sommet de l’Everest, le montant d’oxygène représente le tiers de celui du niveau de la mer. Imaginez un coureur qui ne prendrait une bouffée d’air qu’au bout de 3 foulées plutôt qu’à chaque foulée.

Si on prive une cellule nerveuse d’oxygène pendant 3 minutes, elle meurt ! Mais cette baisse de pression a d’autres conséquences : elle joue sur le cœur, le foie, les reins, la respiration.

En haute altitude, de nombreux changements physiologiques surviennent. Ces changements, précise Mario Dutil,  sont causés par le manque d’oxygène. À 1,500 mètres, on doit déjà s’ajuster et modifier sa respiration. La fréquence et la profondeur du mouvement respiratoire augmentent. La fréquence cardiaque s’accélère et la tension artérielle est plus élevée.

Au niveau de la mer, le taux d’oxygène saturé dans le sang est de 98%. Il diminue à 89% à 3,000 mètres. Au sommet de l’Everest, il a chuté à 40%. À moins de s’acclimater efficacement, explique Mario Dutil, les grimpeurs s’exposent au mal des montagnes et mettent leur vie en danger. Les risques d’œdème cérébral et pulmonaire sont bien réels.

Pour éviter le mal des montagnes, il faut y aller par étapes, escalader graduellement, résister à l’envie d’aller trop haut, trop vite. Dès que les symptômes du mal des montagnes apparaissent, Mario Dutil conseille aux grimpeurs de ralentir et de laisser le temps à leur corps de s’acclimater. Ils peuvent même devoir redescendre plus bas afin de permettre au corps de produire suffisamment de globules rouges.

Il va sans dire que les bombonnes d’oxygène facilitent l’acclimatation, surtout si on se retrouve à une altitude de 8,000 mètres.

Par Jean-Philippe Perreti Ultimatum Media

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